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TDF #21 – Nos enseignements du Tour
Le 29 juillet 2018
Après 21 étapes et 3 351 kms parcourus, le Tour 2018 s'achève pour nos 8 coureurs qui auront rallié l'arrivée aux Champs Elysées au complet. L'occasion pour eux de nous dresser le bilan de leur trois semaines de compétition.

Warren Barguil :
« Mes coéquipiers ont été exemplaires pour m'aider et j'aurais aimé terminer le Tour avec une victoire. Mais j'ai tout tenté, on a tout tenté. J'ai appris à prendre mes déceptions comme une motivation supplémentaire, pour me rebooster. Je suis exigeant envers moi-même et je veux tellement bien faire que je fais parfois des erreurs mais c'est comme ça qu'on apprend. Je reviendrai sur le Tour avec cette même envie d'attaquer. »

Romain Hardy :
" Cette année, j'ai vécu un Tour complètement différent du précédent. L'an dernier, avec une bonne condition physique, j'avais pu m'épanouir sur tous les domaines, que ce soit dans les échappées ou les arrivées au sommet. D'ordinaire je suis bon grimpeur et je ne me pose pas la question des délais. Cette année, c'était différent et j'ai appris à le gérer. J'avais beau regarder 10 fois le parcours, je savais que devrais aller au bout de moi-même pour y arriver. Ce n'est pas quelque chose de positif mais j'ai certainement renforcé mes capacités mentales. J'ai déjà eu l'occasion d'aller au bout de moi-même comme ça et dans ces moments de souffrance on ne voit pas ce qu'on peut en tirer de bon. "

Laurent Pichon :
« C'est mon sixième grand Tour et c'est celui où j'ai le moins souffert, où j'ai pris le plus de plaisir. Je suis fatigué bien sûr, comme tout le monde, mais pas aussi épuisé que l’an dernier. En 2017, je comptais les étapes avant d'arriver à Paris alors que je réalisais mon rêve. Il faut se préparer pour le Tour et la notion de fraîcheur est très importante. Cette année, j'avais 10 jours de compétition en moins début juillet et ça a fait la différence.»

Kevin Ledanois :
" C'était un rêve de disputer le Tour de France, j'ai pris conscience sur les Champs que je venais de le réaliser et je me suis fais plaisir en attaquant dans le final. Pendant le Tour, le vélo n'est pas toujours une partie de plaisir mais on n'oublie pour ne garder que le positif. J'ai appris à récupérer, à gérer mes efforts sur 3 semaines et surtout à travailler pour un leader comme Warren."

Amael Moinard :
" Je veux retenir notre collectif. Nous avons respecté ce que nous voulions mettre en place, nous avons été offensifs. Il manque le gros résultat pour valider nos efforts mais nous avons répondu présents tactiquement et physiquement. Personnellement, j’ai pris du plaisir à être à l’avant. C’était mon dixième Tour, mais chaque année il faut accepter la souffrance et aller un peu plus loin dans la douleur pour jouer les premiers rôles. "

Elie Gesbert :
« Je savais où je mettais les pieds mais ce n'est pas forcément un avantage parce-que on sait à l'avance qu'on va en baver. Cette année, j'ai appris ce que c'était d'avoir un jour sans sur le Tour. J'ai chuté et je suis tombé malade mais je me suis accroché, on est sur le Tour, on ne peut pas abandonner si facilement. Dans l'ensemble j'ai passé un très bon Tour et le collectif y a beaucoup joué. »

Florian Vachon :
« L’an dernier j’avais pour mission de lancer Dan pour les sprints, cette année la mission était tout autre puisqu’il fallait entourer Warren. Il faut savoir bien calculer ses efforts parce-que tout le monde est au mieux de sa forme et ça se joue parfois sur des détails. Personnellement, je savais que ça allait être dur, le Tour ne fait pas de cadeau mais Il ne faut jamais rien lâcher, toujours rester vigilant et concentré. On peut partir à la faute à tout moment. Elie et Romain en ont fait les frais, ils ont chuté, mais ils ont tenu bon et on termine le Tour au complet. Ça faisait aussi partie des objectifs de l’équipe. »

Maxime Bouet :
"  Pendant trois semaines nous avons vu une équipe soudée autour de Warren, on a tous tiré dans le même sens. Personnellement, l’étape des pavés a été une belle leçon. Je la redoutais, j’y pensais 3 jours avant, j’avais même peur des délais. Puis la veille, mon masseur Cédrig m’a fait prendre conscience que si j’étais lâché c’était normal car les pavés ce n’est pas mon truc mais si j’étais à l’avant ce n’était que du bonus. J’ai réussi à me libérer de mon stress et j’ai fait une étape plus que correcte c’est une leçon qu’il faut que je garde en tête pour la suite. "

 
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